SOMMAIRE
« Trop gentille, gentil » pourquoi cette phrase est du déni ?
Réponse courte
La gentillesse est un choix. C’est un acte volontaire, délibéré et enthousiaste. Être gentil·le avec quelqu’un n’a pas de coût identitaire, qui que soit cette personne. Vous le faites dans une démarche de plaisir, en étant conscient·e et responsable de votre don de vous-même.
En pratique
Une question très simple : comment je me sens après cet élan de gentillesse, sympathie ?
-
En accord avec moi, dans un état d’esprit positif → gentillesse alignée, vrai self.
-
Amer·ère, sentiment d’en avoir trop fait, ou d’être abusé·e → besoin de sécurité affective (régulation de l’angoisse relationnelle), faux self.
Gentillesse vs suradaptation, le critère clinique, c’est le coût identitaire
La gentillesse : un choix plaisant, cohérent, réversible
La gentillesse se vit comme un mouvement libre : vous donnez, vous aidez, vous soutenez, tout en étant en lien avec vos propres besoins.
Même si ça vous demande un effort, vous ne vous trahissez pas dans votre identité profonde : vos valeurs, ce qui compte pour vous.
La suradaptation par recherche de sécurité émotionnelle
Votre système nerveux privilégie la sécurité immédiate. Je vous en parle dans l’épisode de référence sur la suradaptation, quand j’évoque notamment le mode survie.
Dans le cadre de la relation à l’autre, la paix émotionnelle recherchée s’obtient plus facilement en évitant :
- le conflit
- le rejet
- la perte du lien
Exemple : l’appel récurrent de l’ami·e déprimé·e
Mathilde est au fond du trou, sa mère lui a fait une énième crasse. En plus ça ne va plus du tout à son travail et elle est dans une période où elle voit tout en noir.
Elle vous appelle tous les jours, parfois même plusieurs fois par jour. Vous l’écoutez, parce que vous aimez sincèrement Mathilde, c’est votre amie.
Vous vous êtes déjà demandé·e si elle vous écouterait de la même manière dans le cas inverse, mais peu importe la réponse après tout, vous voulez être là pour elle. Parce que c’est Mathilde ! Et parce que ce qu’elle vit n’est vraiment pas cool.
Mais au fil du temps, vous vous surprenez à lui répondre avec moins d’élan… Parfois Mathilde appelle à un moment qui ne vous arrange pas, voir même qui est important pour vous (avec vos enfants, ou à table, en plein travail important…).
STOP là, pile poil à cet instant : que ressentez-vous si vous répondez à son appel ? Percevez-vous la moindre charge mentale, ou un sentiment de sacrifice ?
Si la réponse est oui, alors attachez-vous à prendre 2 mesures importantes à l’avenir :
- Vous questionner : de quoi j’ai peur si je ne réponds pas (ne pas être une bonne personne ? Perdre l’amitié de Mathilde). Il y a dans la réponse vos origines possibles de la suradaptation.
- Vous respectez pour ne pas vous épuiser : dites à Mathilde que vous allez la rappeler quelques minutes plus tard. Cherchez ensemble des solutions professionnelles pour passer ce moment douloureux (associations, psy, thérapeute).
Bref, soyez là pour votre amie, mais avant tout pour vous aussi. On ne peut aider efficacement les autres si on n’est pas à l’écoute de ses propres besoins. Sinon, un jour, ça craque !
People pleasing : “faire plaisir” devient une compulsion
Le people pleasing (on parle aussi du « syndrome de la gentille ») a une logique de renforcement : il soulage une tension interne sur le moment, donc le cerveau apprend que « faire plaisir » calme.
Ce n’est pas le geste “gentil” qui pose problème. C’est la fonction du comportement qquandil vise à calmer :
- une insécurité
- « acheter » la paix (au prix fort parfois !)
- ou obtenir une validation, de la reconnaissance.
Pour approfondir
L'article de référence sur la suradaptation
Flatter l’ego, mais entretenir le déni
Être quelqu’un de bien
Se dire « trop gentille », ou entendre dire qu’on l’est, flatte l’ego. La formule est socialement valorisante, presque noble. Héroïque même ! Ça légitime la charge mentale – voire la souffrance psychique – à se laisser marcher dessus, mal parler, etc.
Souffrir, mais pour une noble cause.
Et c’est ainsi qu’on pense se construire une image de soi tout à fait respectable, alors qu’on est dans le déni d’une vérité qui est tout autre : la dépendance à la validation de l’autre, à ses attentions; le besoin de lire en l’autre la valeur que nous avons.
Je vais être dure : les cimetières sont remplis de « gens biens », morts trop jeunes, parce qu’ils compensaient la suradaptation par des comportements toxiques (tabac, alcool, etc.).
Et avec une médaille en plus !
Sortir du déni est indispensable. Si vos élans de gentillesse ressemblent plus à de la suradaptation qu’à un choix de vie, vous ne pouvez pas continuer à vous faire mal sous prétexte que ça fait de vous quelqu’un de bien !
Mais comment sortir de l’addiction à ces compliments, quand on voit que la société survalorise les comportements de sacrifices identitaires :
- Au travail, où vous êtes problématique si vous ne faites pas de rab.
- En famille, où respecter vos parents ou grands-parents suppose que vous acceptiez des remarques désobligeantes.
- En société, où il est malvenu – et même franchement impoli – de faire remarquer à quelqu’un son comportement raciste, homophobe, sexiste, etc.
- En amour, où il serait tout à fait normal et souhaitable de mettre de côté ses besoins pour satisfaire ceux de l’autre.
Faites un petit jeu : reprenez chacun des 4 exemples ci-dessus et imaginez quelqu’un qui serait docile à chacun de ces points…
Vous venez de trouver qui aura la médaille du Mérite ! ET DU DÉNI.
L’explication psychologique
Vous le savez, j’ai souhaité poursuivre mes études après la certification de coach — c’était indispensable pour pouvoir bien vous accompagner). Je me suis formée à des outils thérapeutiques, et je me suis très vite passionnée pour l’étude de nombreux courants (psy, sociologiques, philosophiques, etc.).
La théorie polyvagale
La théorie polyvagale (Porges) éclaire la mécanique de ce que nous sommes en train de décrire : quand le système nerveux ne se sent pas en sécurité, il privilégie des réponses automatiques (apaiser, éviter, se soumettre, contrôler) parce qu’elles coûtent moins cher sur le moment.
La théorie de l’attachement
La théorie de l’attachement aide à comprendre comment, très tôt, le lien est une question de sécurité.
Si au cours de votre enfance vous n’avez pas eu une définition saine du lien, si vous avez souffert de manques, aujourd’hui, le conflit, la distance ou l’incertitude sont vécus comme un danger émotionnel. Se suradapter devient alors une stratégie pour protéger la relation.
Les TCC (Thérapies Cognitivo-Comportementales)
Les TCC expliquent pourquoi la suradaptation se répète : elle est renforcée. Dire « oui » apaise sur le moment (moins de conflit, moins de stress). Le cerveau enregistre donc : “ça marche”.
Mais sur le long terme, le soulagement immédiat recherché ne fait qu’entretenir le schéma… et augmente le coût émotionnel.
Winnicott (vrai self / faux self)
Je vous en parle souvent dans ce podcast et sur le blog.
Winnicott est le père fondateur du SELF.
Il nous a aidés à comprendre que nous sommes en faux self quand nous nous suradaptons. Mais à tenir un rôle trop longtemps, on s’écarte de son vrai self : celui qui respecte nos besoins, pose des limites, nous donne des élans d’enthousiasme pour aimer la vie.
L’IFS (Internal Family Systems)
L’IFS permet de voir la suradaptation comme part(s) protectrice(s) qui cherche à éviter le rejet, le conflit, la honte et donc à protéger l’ego. Ici on ne parle plus de faux self mais de self-like.
La méthode DRAMA™
Une expérience unique pour trouver son vrai self
Si tu te reconnais dans la suradaptation (tenir l’image, t’oublier, culpabiliser, te sentir “à côté” de ta vie), l’atelier en ligne DRAMA™ est fait pour toi ! J'ai construit sur protocole structuré issu de plus de 40 courants thérapeutiques que j'ai découverts durant des années de recherche et de formations : psy, philo, socio, neuro… et même théâtre avec une forme de dramathérapie ! (obligé, j'ai été comédienne pro pendant 15 ans !)
Suradaptation → origines → déconstruction → dé[DRAMA]tisation → vrai SELF
6 semaines de rire, d'émotions, de créativité et d'amitié !
Transcription intégrale de l’épisode
On va déconstruire un cliché qui est assez courant, cette fameuse petite phrase qui est « je suis trop gentille ». Et vous allez voir que non, on ne peut pas être trop gentille », c’est le mot « trop » qui est en trop, et surtout qui est révélateur d’une banalisation de la suradaptation.
C’est un épisode que vous allez pouvoir partager aux personnes autour de vous qui se disent trop gentilles, parce que je pense que vous allez leur rendre un fier service !
Au sommaire aujourd’hui, pourquoi se dire trop gentille », c’est être dans le déni ? Comment on différencie la gentillesse et la suradaptation, puisque c’est le thème de ce podcast ? Est-ce que ça nous coûte exactement d’être trop, quand on est trop au service des autres, ou d’un autre, ou d’une autre ?
On va parler évidemment d’ego, le fameux ego, et de pourquoi ça nous flatte de croire qu’on est trop gentil·le. Et puis bien sûr, je terminerai par une touche d’expertise en vous parlant des courants thérapeutiques pertinents pour notre sujet du jour.
Un mot pour vous dire que chacun des épisodes de ce podcast est transcrit sur le blog et surtout dans une version, un article qui est beaucoup plus long que ce que je vous dis là, puisque j’essaie de faire en sorte de faire des épisodes pas trop longs. Mais donc si vous avez envie de creuser le sujet, je vous mets le lien dans la description de l’épisode.
Alors « trop gentille », pourquoi est-ce que cette petite expression relève du déni ? Eh bien parce qu’elle n’est pas correcte, parce qu’on ne peut pas être trop gentil·le. La gentillesse, c’est un choix qui est délibéré, c’est une action que vous mettez en place pour vous faire plaisir, pour faire plaisir à l’autre, mais qui n’a pas ce qu’on appelle de coût identitaire. Vous allez voir, je vais développer cette notion.
Donc du coup, vous n’êtes pas « trop gentille », vous êtes en suradaptation. Et c’est en mettant des mots, en sortant du déni, qu’on comprend le plus souvent pourquoi on a agi comme ça jusqu’à présent.
On va d’ailleurs parler un peu après du rapport à l’ego, parce que tout se joue là. On nous a tant appris à nous sacrifier, que ce soit au travail, avec un parent, en amour, avec une amie, un ami, qu’on trouve assez glorieux de clamer au effort « je suis trop gentille ». Ça, c’est quand même assez fou.
Du coup, où est-ce qu’on fixe la limite exacte entre la gentillesse et la suradaptation ? Et je vous rassure, vous allez voir que finalement, c’est assez simple à comprendre. Déjà, la gentillesse, c’est un bel état d’esprit. On en a besoin. On en a grandement besoin, d’ailleurs, dans ce monde. On pourrait essayer de lancer un mouvement « Vive la gentillesse ». Alors, j’imagine que d’autres l’ont fait avant moi. Je n’ai pas du tout cette prétention.
Maintenant, comment on peut se questionner pour essayer de comprendre quand on rentre dans la suradaptation ? Pour ça, c’est assez simple. Quand vous êtes dans un élan envers l’autre, que vous avez le sentiment que vous avez beaucoup donné pour quelqu’un, vous vous posez les questions suivantes. Est-ce qu’il est possible que je n’ai pas posé une limite au moment où j’ai été gentil·le ? Autre question, est-ce que vous avez été gentil·le parce que vous aviez peur du conflit ? Là, c’est typiquement la petite phrase qu’on va sortir. Non, mais c’est bon, ce n’est pas la peine de t’énerver, je vais le faire.
Est-ce que c’était la peur de perdre le lien, amoureux notamment ? Alors là, situation qui va forcément vous parler, surtout si vous êtes une femme. Écoute, ce n’est pas trop mon truc, je ne suis pas vraiment à l’aise avec ça. Mais bon, ça a l’air de compter pour toi, alors… Et puis, parmi les autres causes, il y a la dépendance au regard des autres, l’injonction à ne pas faire de vagues, etc.
Le hic, c’est que tout ça, ça a un coût. C’est un coût qui est même particulièrement élevé. Déjà, c’est un coût identitaire. Vous vous épuisez moralement, vous en faites trop, vous dépassez vos propres limites, vous négligez vos besoins. C’est un coût physique et ça, c’est celui qui est le plus souvent négligé. C’est ce qu’on appelle la somatisation.
Parfois vous êtes tellement déconnecté de vos ressentis pour être, pour coller à l’image qu’on attend de vous-même, pour être cette personne gentille, pour continuer le modèle qu’on vous a savamment appris, que vous allez négliger des tensions musculaires, des troubles digestifs, un mauvais sommeil, parfois même malheureusement des symptômes beaucoup plus graves.
Un mot d’ailleurs sur les comportements de compensation : ça peut être du tabac, de l’alcool, tout ce qui vous vient à l’esprit à mettre dans cette case qui sont des comportements de compensation à des attitudes que vous adoptez pour faire plaisir, pour être ce qu’on attend de vous et pas du tout en respect de la personne que vous êtes.
Un mot particulier pour les aidants. J’en ai en séance, ça arrive, et à qui j’explique que penser à eux, c’est absolument indispensable. Parce que déjà, penser à vous, avant tout, c’est important. Et puis quand on est aidant, le jour où vous êtes complètement au bout du rouleau, le jour où vous êtes épuisé mentalement, physiquement, vous n’êtes plus un aidant ou une aidante parce que vous vous effondrez, tout simplement.
Enfin, il y a le relationnel. Le danger quand on entretient des relations où on donne énormément de soi-même dans un but de coller à une certaine chose qu’on attend de nous et qu’évidemment on se sent abusé assez rapidement, vous allez penser que le monde en général est négatif, toxique. Vous finissez vous-même par développer un rejet de ce monde par penser que l’autre est problématique. Or, tous les autres ne sont pas problématiques. Le lien, c’est quelque chose de formidable. Le collectif, c’est quelque chose de formidable. Et si vous apprenez à poser des limites, à donner avec justesse aux autres, vous allez voir que vous entretiendrez des relations qui vont être beaucoup plus saines et beaucoup plus épanouissantes.
Pour vous dire que si je vous dis tout ça, ce n’est pas pour que vous culpabilisiez. Ce serait très injuste parce qu’en fait, ce sont des comportements que vous n’avez pas pleinement choisis. Tout dans votre histoire vous a conduit ou conduit à en arriver là. Il y a déjà la manière dont nous sommes éduqués en société et on va en parler tout de suite avec le rapport à l’ego. Mais parfois, c’est au sein de votre famille. Il y a eu beaucoup d’injonctions. Il y a les injonctions familiales, sociétales.
Et qu’est-ce qui fait qu’on finit par adopter des comportements qui nous desservent complètement ? Eh bien, c’est quelque chose qui est un schéma qu’on reproduit, on ne l’a pas choisi. Donc, ne vous sentez pas coupable quand vous avez été « trop gentille » avec quelqu’un et que vous avez clairement le sentiment d’avoir été abusé derrière. Ce n’est pas en se sentant coupable que vous allez réussir à dépasser ce mode d’action. C’est vraiment en vous disant, je comprends, tout m’a conduit là, tout m’a conduite là. Aujourd’hui, en effet, je ne veux plus ça pour moi, mais comment je fais maintenant pour avancer avec ça ? Et ça, ces premiers mots de compassion et de bienveillance envers vous-même, croyez-moi, c’est le démarrage de tout.
On continue avec le rapport à l’ego. Qui n’aime pas renvoyer une image flatteuse d’elle-même ou de lui-même ? Ça sonne quand même super bien de dire « je suis trop gentille ». Vous savez la phrase « ah ouais, non, c’est tout moi, c’est tout moi, moi je suis vraiment quelqu’un de trop gentille ». Limite, c’est un côté très glorieux, en fait, héroïque, il faudrait donner une médaille. Et c’est logique, puisqu’on vit dans ce monde qui survalorise les comportements sacrificiels.
Au travail par exemple, faites des heures sup, dépassez vos limites, montrez l’exemple et on vous fera monter sur le podium au séminaire de Juan-Les-Pins. Alors là c’est du vécu… Je ne vais pas vous mentir, la suradaptation c’est un sujet que je connais bien. Je crois que j’ai dû être suradaptée pendant les trois quarts de ma vie. Et notamment quand on parle du séminaire, j’ai l’image, mais j’ai tellement l’image quand j’étais dans l’industrie pharmaceutique et qu’il s’agissait non seulement de très bien faire mon travail et d’être la parfaite employée, qu’on félicitait, qu’on remerciait, mais qui a fini dans un burn-out absolument phénoménal et qui est partie de l’industrie pharmaceutique totalement au bout du rouleau.
Ce que j’espère transmettre avec ce podcast au fur et à mesure, c’est que vous compreniez qu’il existe une vie sans suradaptation. Une vie où on est à sa place, où on n’est ni trop ni pas assez et où d’ailleurs on se fout royalement de savoir si on est trop ou pas assez parce qu’en fait on est tout simplement dans la paix intérieure, dans la joie, dans le respect de soi, le respect des autres, de ceux qu’on aime, et du coup dans une forme de liberté en fait. C’est la liberté de choix sans se demander systématiquement si notre choix va correspondre à ce qu’on attend de nous. C’est ce qu’on appelle le vrai self.
Et ça me donne la transition idéale pour vous parler des courants thérapeutiques qui m’ont inspiré ma méthode DRAMA™, le fameux atelier DRAMA™ dont vous entendez parler de plus en plus. Vous avez des témoignages, j’ai publié la semaine dernière : le témoignage de Younes, de Guillemette, qui ont participé à l’atelier DRAMA™. Et je ne vais pas vous citer aujourd’hui tous les courants qui ont inspiré ma méthode, mais je vous donne ceux, en tout cas, qui sont assez pertinents, je trouve, pour notre sujet du jour, qui est l’hyper gentillesse, le « trop gentil·le ».
Le self, déjà, Winnicot, bien sûr. Je dis bien sûr, mais vous allez en entendre parler quasiment à tous les épisodes de ce podcast, donc je pense que le nom va vous devenir très familier. Autre courant, un neuroscientifique, Porges, la théorie polyvagale. La théorie polyvagale, elle vous explique que quand votre système nerveux ne se sent pas en sécurité, il va chercher des réponses rapides.
Je vous en parle d’ailleurs dans l’article associé à cet épisode sur le blog. Et quoi de mieux que l’apaisement relationnel pour avoir une sécurité rapide ou en tout cas un semblant de sécurité ? Et c’est ce qui va vous pousser à calmer le jeu, à faire plaisir à l’autre.
Enfin, le dernier courant que je vous présente aujourd’hui, c’est la théorie de l’attachement, fondamentale. C’est un point que j’ai peu détaillé dans l’épisode, mais dans l’article, j’y reviens un peu plus. C’est le poids des manquements de l’enfance. En quoi ça a pu influencer qui vous êtes aujourd’hui ? Si très tôt dans votre vie, le lien a été instable, il a été conditionnel, c’est-à-dire qu’en gros, on vous aimait si. Votre cerveau a appris que la sécurité dépend de votre capacité à être acceptable, à être facile à vivre.
Et évidemment que ça va vous pousser à avoir un comportement particulièrement gentil et donc trop gentil, c’est-à-dire se suradapter pour paraître cette personne facile à vivre, acceptable, cette personne qu’on a envie d’aimer. Voilà, je vous ai dit, je pourrais vous citer tant d’autres courants, ils ne sont pas nécessairement que thérapeutiques, il y a des courants philosophiques, il y a de la littérature, il y a plein de choses. Je les garde pour de prochains épisodes, et puis en attendant, je vous dis vive la gentillesse, et à la semaine prochaine !
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