Saison 2
Transcription de l’épisode
Une annonce pour démarrer l’épisode de cette semaine.
Le podcast sera désormais bimensuel, c’est-à-dire un épisode toutes les deux semaines, le jeudi, et non plus hebdomadaire.
Alors pourquoi ? À titre personnel, ça fait un moment déjà que je me suis fixée comme priorité de lutter contre la sédentarité. Et malheureusement, depuis début janvier, où j’ai souhaité relancer cette saison 2 du podcast, je fais des semaines de 50 heures pour gérer une clientèle que j’ai la chance d’avoir nombreuse (je ne vais sûrement pas m’en plaindre), ces épisodes justement du podcast et enfin le blog, puisque vous le savez sans doute, chacun des épisodes est lié à un article qui est sur mon site.
Alors, je ne me plains pas parce que je mesure mon bonheur de bien vivre d’un métier que j’ai choisi et que j’aime. Mais je sais que c’est primordial de savoir reconnaître et nommer la suradaptation parce que c’est l’objet de mon travail, de mes recherches et, vous le savez, de mon atelier DRAMA™.
Et négliger ce qui compte pour soi, comme le fait de bouger, de passer du temps avec ceux qu’on aime, d’aller au théâtre, de lire un bouquin (tout ça c’est ce qui compte pour moi), eh bien négliger tout ça, c’est se suradapter.
Voilà, nommer pour ne pas être dans le déni, c’est justement le sujet de la semaine… On va revenir sur un terme qui m’avait beaucoup amusé quand je l’ai découvert il y a trois ans. Ce terme, c’est la stacausite.
J’ai traité le sujet, c’était le 5 août 2022 dans ce podcast, donc dans sa saison 1. Et c’était à ce moment-là, dans les épisodes 2, 3 et 4 : un slam + un épisode pédagogique + des exercices pratiques. Alors j’ai compilé l’essentiel dans ce qui va suivre et je vous propose de découvrir ou redécouvrir si vous êtes atteint de la stacausite.
Installez-vous confortablement, attachez votre ceinture, ça va peut-être secouer un peu, parce que la déconstruction commence… maintenant.
Alors, cette stacausite, c’est un terme qui a été mis en lumière par le psychothérapeute Thomas Dansembourg. Et son terme, il vient de l’expression « c’t’à cause de »… Ça fait canadien, hein ? « C’est à cause de ».
C’est-à-dire le fait de trouver des alibis, de rejeter la faute sur l’autre pour expliquer un manquement, une erreur, un événement désagréable, etc. Je vous donne quelques exemples.
- J’ai repris la cigarette, c’est à cause de mon mari qui me stresse… (En fait, j’aurais envie de le faire avec l’accent canadien, le problème c’est que j’ai pas l’accent canadien).
- Je n’ai pas fait de sport ce matin, c’est à cause de cette fichue pluie.
- Sinon, on a le célèbre : c’est à cause de mon collègue si on n’a pas rendu le dossier à temps.
Voilà, je pense que vous avez compris le principe.
Pour résumer simplement, on pourrait dire que la stacausite, qu’on appelle aussi « excusite », c’est une difficulté à faire face à ses responsabilités.
Ceci étant dit, je n’aime pas beaucoup les résumés simplistes et les raccourcis. En fait, affirmer qu’on serait responsable de tout ce qui nous arrive, je trouve que c’est une pensée qui est réductrice, c’est culpabilisant, et même ça peut s’avérer cruel dans certains cas.
Je m’inquiète d’ailleurs de cette mode qu’il y a autour du développement personnel et des coachs qui consiste à vous mettre en avant une espèce de méritocratie. Vous savez, c’est des discours du style « fais comme moi et tu auras une vie de rêve » ou encore « c’est de sa faute si elle ne trouve pas de petite amie ou de travail ».
Et puis bien sûr, il y a le célèbre « dans la vie, si on se bat pour avoir ce qu’on veut, on l’obtient ». D’ailleurs, cette petite expression « se battre », on l’entend très souvent. « Bat-toi, bouge-toi », ou même pire « fais-toi violence ».
Mais en fait, apprendre à aimer la vie, à se respecter, ça ne se fait pas dans la violence. Bien au contraire.
Et je vais même aller plus loin. C’est justement à cause de phrases comme « fais-toi violence » qu’on en vient à se trouver des alibis ou des excuses par culpabilité, par peur de décevoir. Ce que vous dit votre mental dans ces cas-là, c’est « je ne peux pas accepter de me reconnaître fragile ou faillible », c’est-à-dire qui n’assure pas tout le temps, parce que ça veut dire que je ne suis pas capable de me battre, comme ils disent.
Et donc, je rejette la faute sur un autre parce que c’est trop douloureux pour moi de ne pas coller à cette image de perfection.
Je me suis amusée à rechercher les excuses les plus souvent utilisées pour se dédouaner. Vous allez voir, vous allez peut-être vous reconnaître dans certaines.
Sont nominés comme alibis préférés… J’ouvre ma petite enveloppe… Ok, j’ai toujours rêvé de dire ça, ça y est, c’est fait, c’est bon, je l’ai dit, on passe à autre chose !
Donc, les fameuses « c’t’à cause », il y a
- la météo
- le manque de temps
- l’âge, c’est-à-dire qu’on est soit trop jeune, soit trop vieux
- la santé
- les gouvernements
- la fatigue
- la malchance
- la société
- les machines ou la technologie qui ne fonctionnent pas (c’est à cause de ce fichu ordinateur !)
Et puis, bien sûr, il y a les gens. C’est-à-dire qu’il y a :
- votre mari
- votre femme
- les enfants
- la voisine
- le meilleur copain…
Je vous propose maintenant de nous intéresser aux causes de ce comportement qui consiste donc à rejeter la faute sur l’autre.
Et ça va vous permettre de bien comprendre ce qui se joue dans ces moments-là.
Donc on l’a vu, il y a déjà la culpabilité. La culpabilité de ne pas coller à cette image de la personne battante, comme le disent les petites phrases que vous avez entendues tout au cours de votre vie.
Et puis il en découle la peur d’être rejetée, d’être mise à l’écart.
Nous avons souvent été éduqués sur un fond de culpabilité, si on rentre pas dans le lot. L’enfant grandit à coups de trop ou de pas assez. Il y a ces petites phrases : « tu fais trop de bruit, tu fais pas assez d’efforts »…
Et ces petites phrases, elles sont dites la plupart du temps avec des bonnes intentions. C’est dans une volonté de bien éduquer son enfant. Malheureusement, la conséquence, c’est qu’on est tout le temps dans la suradaptation par rapport au regard de l’autre.
J’ai noté cette citation que je trouve très vraie.
J’ai consacré 50% de mon énergie à tenter de plaire aux uns et 50% de mon énergie à tenter de ne pas déplaire aux autres.
Il y a une autre cause de la stacausite qui est liée à l’éducation ou à la société. C’est le fait qu’on nous apprend à condamner très tôt l’erreur au lieu de la valoriser. Pourtant, une erreur, ça peut être très positif. Ça nous apprend à grandir, ça nous apprend à tirer des enseignements.
Avant de vous quitter, j’avais envie de relire le slam qui était l’épisode 2 de la saison 1. Ce slam sur la stacausite, qui est un très joli souvenir parce que j’avais collaboré avec un artiste qui s’appelle Mathieu Ramage pour l’écrire.
Et quand je réécoute aujourd’hui l’interprétation que j’y avais mise justement il y a trois ans, Je me dis qu’aujourd’hui, je la trouve peut-être trop en force et j’avais envie de relire, de redire ce texte avec une maturité qui est différente, avec aujourd’hui mon expérience plus de thérapeute que de coach, sans doute, avec aussi le recul que j’ai sur la scène, puisque je l’ai quittée, et ça fait maintenant depuis 2018 que j’ai arrêté mon métier de comédienne et metteuse en scène et la compagnie théâtrale, et voilà.
J’avais envie de me faire plaisir, je l’espère, de vous faire plaisir, et de vous relire ce slam sur la stacausite.
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