SOMMAIRE
Dans cet épisode teaser de la saison 2, je partage un tips simple : la vérité aide à se libérer. La vérité comme bouclier, surtout quand on passe sa vie à s’ajuster aux attentes, à tenir l’image, à ignorer les signaux du corps… jusqu’à l’épuisement mental.
Ce que vous allez entendre dans l’épisode
Une définition brève de la suradaptation, pour se repérer tout de suite
La suradaptation correspond à une tendance à s’ajuster excessivement aux attentes extérieures au détriment de soi, de ses besoins et de ses limites. Et à force, elle peut normaliser des dynamiques nocives : fuite, mensonge, déni, comportements toxiques en famille, au travail, en amour, avec des amis.
Un fil rouge : culpabilité, perte de sens, burn-out identitaire
Dans cet épisode, je pose une idée qui revient sans cesse en séance : on peut souffrir réellement, même sans avoir eu de “gros trauma”. Certaines personnes culpabilisent de mal aller malgré une enfance “correcte”. Pourtant les symptômes sont réels : perte de sens, fatigue, et parfois burn-out identitaire.
Un détour par Jung, pour comprendre les masques et le faux self
Je parle de la persona chez Jung : ces rôles qu’on adopte pour être accepté·e. On en a tous. Le sujet commence quand le rôle prend toute la place.
Le mot de cette saison 2, vous l’avez : suradaptation. Et si vous vous dites “j’ai tout pour aller bien” tout en sentant que quelque chose ne colle pas, ce mot mérite de rentrer dans votre vocabulaire.
Pourquoi “Suradaptation” : le mot qui met la lumière au bon endroit
On peut se suradapter en silence
Le piège, c’est que la suradaptation s’installe en mode discret : on “fait face”, on “gère”, on “s’adapte”. Et pendant ce temps, le corps envoie des signaux, les émotions montent, le mental rationalise. Dans l’épisode, je le dis clairement : sans écouter ces signaux, on se suradapte chaque jour.
La suradaptation rend l’inacceptable acceptable
C’est là que ça se complique : à force de s’ajuster, on finit par trouver “normal” ce qui abîme. Une relation devient glissante. Un cadre professionnel devient usant. Un climat familial devient pesant. Et on continue, parce qu’on a appris tôt à tenir.
La méthode DRAMA™
Une expérience unique pour trouver son vrai self
Si tu te reconnais dans la suradaptation (tenir l’image, t’oublier, culpabiliser, te sentir “à côté” de ta vie), l’atelier en ligne DRAMA™ est fait pour toi ! J'ai construit sur protocole structuré issu de plus de 40 courants thérapeutiques que j'ai découverts durant des années de recherche et de formations : psy, philo, socio, neuro… et même théâtre avec une forme de dramathérapie ! (obligé, j'ai été comédienne pro pendant 15 ans !)
Suradaptation → origines → déconstruction → dé[DRAMA]tisation → vrai SELF
6 semaines de rire, d'émotions, de créativité et d'amitié !
Autobiographie digitale : quand je me suis suradaptée…
Je raconte ce passage en toute transparence : sortie d’école de coaching, peu de clients, et l’idée qu’il fallait “faire du digital”. J’ai suivi les webinaires, j’ai bossé, j’y ai cru.
Facebook, TikTok : l’ambiance “ramassis”
Facebook, puis TikTok. J’ai testé. J’ai observé. Et j’ai senti ce décalage interne : trop de choses qui heurtent mes valeurs, trop de bruit, trop d’injonctions à jouer un rôle.
Instagram : 10 000 followers, hum… Vraiment ?
Je raconte aussi ce moment absurde : 10 000 followers “en un rien de temps”, jusqu’au jour où l’algorithme détecte les robots et bloque. Oui, ça pique l’ego. Oui, j’en ris aujourd’hui. À l’époque, beaucoup moins.
LinkedIn : une arnaque à 1 400 €
Puis LinkedIn, avec un “spécialiste” très cher, très sûr de lui, très peu utile… Et surtout très toxique ! Le point de bascule arrive quand un discours heurte profondément mes valeurs. Dans l’épisode, je pose une règle simple : quand vous vous adaptez à quelque chose qui vous abîme moralement, la suradaptation est déjà en train de conduire.
Ce que j’ai fait après : finie la suradaptation, retour vers le self
La créativité comme source de renouveau
Je raconte comment je me suis réfugiée dans quelque chose de plus apaisant : créativité, poésie, slam, chocolat chaud. Et aussi un point important : se déculpabiliser d’avoir des passions “par phases”.
Quand la vie personnelle bouleverse le pro
Le podcast saison 1 aurait pu prendre une autre trajectoire, puis ma mère a fait un AVC. L’écriture et l’enregistrement deviennent difficiles, lourds. Je le dis dans l’épisode : ça a été un calvaire.
Reprendre la main sur mon aventure entrepreneuriale : mon site
Ensuite, un virage : mon activité se construit, la clientèle devient régulière, et le travail sur mon site devient une forme d’apaisement, comme “redécorer la vitrine” et reprendre pied dans mon aventure professionnelle.
Je n’ai d’ailleurs jamais arrêté depuis, ce blog est ma bouffée d’oxygène quand l’activité est intense.
Ce que cette saison 2 va explorer (sans infantiliser personne)
Des invité·es, des courants thérapeutiques, et du concret
Le format annoncé : des experts de courants thérapeutiques, et des témoignages de participant·es à l’atelier DRAMA™. L’objectif reste pédagogique : comprendre les mécanismes, repérer les schémas, retrouver de la justesse.
Sortir de la suradaptation, du faux self
L’idée consiste à retrouver le bon axe : besoins, limites, conscience de ce qui se joue, et capacité à dire stop quand l’adaptation se transforme en mode survie. (Et oui, ça concerne aussi les relations toxiques : la suradaptation adore s’y perdre.)
Pour approfondir
L'article de référence sur la suradaptation
Transcription intégrale de l’épisode
Voilà, on y est, la saison 2 de ce podcast qui a été pressenti il y a 3 ans, mais vous allez voir qu’il s’en est passé des choses depuis. Et d’ailleurs, dans cet épisode, je vous dis tout, vraiment tout, parce que la vérité, c’est un excellent bouclier contre la suradaptation.
Suradaptation, le mot est dit et c’est le nouveau nom de ce podcast. Retenez-le bien, parce que vous allez voir que sans le savoir, ou en tout cas sans écouter les signaux que vous envoient vos émotions, votre corps, vous vous suradaptez chaque jour.
Et c’est un vrai danger. Parce que la suradaptation, elle normalise les comportements toxiques, que ce soit en famille, au travail, en amour ou même avec vos amis. Elle encourage à la fuite, au mensonge, au déni. Et si j’ai choisi d’en faire un podcast, c’est parce que j’en vois tous les jours les ravages. C’est un sujet bien sérieux.
On pense que les blessures de l’enfance sont la cause de tous nos problèmes d’adultes, et oui, c’est vrai, parce que les blessures ont gravé en nous des schémas qui nous influencent. Je me suis d’ailleurs formée, entre autres, à la thérapie des schémas. Mais je veux ajouter que je rencontre chaque jour des personnes qui culpabilisent de ne pas avoir eu des traumas sévères, des gens qui me disent je ne comprends pas, j’ai pourtant eu une enfance assez heureuse, des parents aimants…
Et ces personnes-là, leurs souffrances sont bien réelles pourtant. Il n’y a pas besoin d’avoir eu des gros traumas pour ressentir les symptômes d’un burnout identitaire. C’est ça qu’on va déconstruire dans ce podcast, une bonne fois pour toutes, la culpabilité. Parce que c’est probablement le sentiment le plus dévastateur qui soit. Vous allez aussi comprendre la perte de sens que vous ressentez légitimement parce qu’on vous a demandé d’adopter des comportements qui sont souvent contre-productifs, alors que votre mental ne cesse de vous dire que quelque chose ne colle pas. Et puis on parlera toujours de vérité, de justesse, de sincérité, pour ne plus rester enfermée dans l’image. On fera référence à ce que Jung appelait la persona, c’est-à-dire cette part de nous qui adopte des rôles pour être acceptée. Et là, c’est une ex-comédienne qui vous le dit. C’est d’ailleurs tout l’objet de mon atelier en ligne DRAMA™
Alors c’est clair, il s’en est passé des choses depuis la fin de la saison 1 de ce podcast. C’était il y a trois ans déjà et je peux bien vous le dire aujourd’hui, je les vivais très très mal ces enregistrements, vraiment mal. Mais pour bien comprendre, on va remonter un peu plus dans le temps et justement avant le podcast.
Je viens de sortir de l’école de coaching, je n’ai quasiment pas de clients, et je décide de m’essayer au digital pour me faire connaître. J’ai bossé mon sujet, j’ai suivi religieusement les webinaires du gratin des marketeurs, et à les écouter, c’est sûr, ça va marcher !
Bon, Facebook, facile, je connais. Sauf que très vite, je me rends compte que c’est un ramassis de fake news et d’âneries ce réseaux social.
Je tente TikTok. Pas mieux. Pas mieux du tout. Et en plus, là, c’est moi que je finis par trouver très gênante. Alors ne cherchez pas. J’ai évidemment tout supprimé depuis. Et puis du coup, je me dis Instagram. Bon, je connais un peu. Et en plus, je pourrais y poster au pire mes photos de Bretagne.
Et ça a plutôt bien marché, figurez-vous. 10 000 followers, on n’a rien de temps. Et c’est vrai, si si, c’est vrai ce que je vous dis là. Bon, jusqu’au sinistre jour où l’algorithme a appris à détecter les robots et m’a bloqué, oui, vous vous doutez bien qu’il n’y avait pas 10 000 personnes qui portaient un intérêt sincère à mes photos avec un filtre HDR que j’avais fait en 5 secondes sur Snapseed. J’ai dit que je vous disais tout, donc voilà.
En tout cas, tout ça, ça ne faisait pas beaucoup de clients. Alors j’ai voulu tenter ma chance sur LinkedIn. Ou plutôt, je me suis fendue de la modique somme de 1400 euros, 1400 euros, vous avez bien entendu, pour être coachée par un soi-disant spécialiste qui allait faire de moi la professionnelle de l’accompagnement numéro un sur LinkedIn. C’était ses mots.
Malheureusement, il devait être dans une mauvaise passe parce que j’ai surtout passé plusieurs heures à l’écouter s’auto-flatter, enjoliver un parcours professionnel que j’ai découvert depuis complètement bidon. Et tout ça sans qu’il ne me donne le moindre conseil. Donc, vous imaginez que c’est une expérience qui était très douloureuse pour mon porte-monnaie et pour mon égo. Et alors, attendez, ça a atteint son paroxysme lors d’une séance où le monsieur me dit… Moi, de toute façon, je préfère la Belgique parce qu’on peut dire librement à la radio qu’on n’aime pas les…
Instant psychopédagogie : écouter un discours qui heurte profondément vos valeurs, c’est de la suradaptation caractérisée.
Et c’est ainsi que j’ai dit adieu à mes rêves de gloire sur les réseaux sociaux. Et pour apaiser mon amertume de m’être fait déplumer par un arnaqueur sexiste et homophobe, je me suis réfugiée dans ce que je connais de plus apaisant et transformateur, la créativité et le chocolat chaud. J’ai creusé un peu du côté de la poésie et puis plus précisément le slam pour lequel je me suis passionnée pendant un temps. Oui, parce que je suis le genre de personne qui me passionne pendant un temps et ça aussi j’ai appris à le déculpabiliser.
Donc, le slam. Eh bien, c’est comme ça qu’est née la saison 1 de ce podcast. Si vous faites partie de celles et ceux qui l’ont écouté, vous allez vous souvenir que chaque sujet commençait sous l’angle d’un slam. Extrait :
À défaut de méthode, on fait des to do lists,
Parce que c’est à la mode chez les bons moralistes.
Quand ils me désavouent, je suis ce que je pense.
Je suis la faculté à l’immobilité.
Je suis difficulté trop d’émotivité,
comme en captivité de culpabilité.
Ce podcast aurait pu être une très belle aventure, mais le destin s’en est mêlé, ma maman a fait un AVC. Et à partir de là, le temps d’écriture et d’enregistrement est devenu un véritable calvaire.
Voilà, c’était il y a trois ans. Alors pour la petite histoire, j’ai eu mon compte de fait professionnel avec une clientèle qui est maintenant quotidienne et ça, après que mon site internet se soit petit à petit hissé dans les hauts résultats de Google. Je dois dire que travailler sur mon site, ça a été vraiment très apaisant. C’était un peu comme redécorer la vitrine de sa boutique et ça m’a permis de reprendre la main sur mon aventure d’entrepreneuse.
Allez, un dernier mot sur le nouveau format du podcast. Alors, j’aurai très souvent des invités. Il y aura des experts de courant thérapeutique qui me sont chers. Je vous ai parlé tout à l’heure de la thérapie des schémas, mais vous allez voir qu’il y en a plein d’autres que j’ai mis dans la méthode drama. Et puis, il y aura aussi des témoignages de participants à l’atelier drama, justement. Ça me touche beaucoup. Ce sont des personnes qui ont envie de raconter ce qu’ils ont vécu, de parler d’eux aussi, de leur histoire. Et je me réjouis vraiment de redémarrer cette aventure avec vous.
Il est temps pour moi de vous dire à bientôt, mais il paraît que pour réussir ma conclusion, je dois vous dire de vous abonner, de partager cet épisode à vos meilleurs amis, de mettre 5 étoiles je ne sais pas trop où, de rédiger un commentaire élogieux et sans lettre de chat GPT, et de visiter le lien que j’ai stratégiquement placé dans la description de cet épisode. Il vous conduira vers le chemin de la raison et de la joie éternelle, c’est-à-dire mon atelier DRAMA™. Il paraît que je dois vous dire tout ça, oui. Mais je trouve finalement ces pratiques très infantilisantes, et vous méritez mieux que ça.
C’est fini la suradaptation !
Coach de vie thérapeute en ligne
Individuel et couple
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